Le foie


Pourquoi faire : Le foie est composé d’un lobe gauche (1/3 du volume) et d’un lobe droit (2/3) séparés par le ligament falciforme. Il assure trois fonctions vitales : une fonction d’épuration (du cholestérol par exemple), une fonction de synthèse (du cholestérol encore) et une fonction de stockage (vitamine B12, fer, cuivre, glucose –glycogène-). Il dégrade le cholestérol en acides biliaires.
Où (zone réflexe) : il décrit comme une grosse goutte, partant des zones 5 à 1 du pied droit pour aller jusqu’à la zone 1 du pied gauche. Son épaisseur va de la zone du diaphragme jusqu’à la zone de l’intestin transverse. C’est à partir de la zone 2 (à droite) que débute « la goutte ».
Intéressant ! : c’est le plus volumineux des viscères humains (il peut peser jusqu’à 1,5 kilo en moyenne chez l’adulte). On peut vivre avec seulement 1/10° de ses cellules, si elles sont en bon état.
Il dégrade les aliments sous l’effet des sucs biliaires. Il agit sur le sang et la répartition de l’énergie : en phase d’activité physique, il libère du sang pour nourrir les muscles et les tendons. Au repos, il rappelle le sang pour le filtrer et en éliminer les déchets.
Il reçoit, depuis la veine porte, tout le sang qui provient du tube digestif. Y arrivent les nutriments mais aussi les xénobiotiques, substances étrangères à l’organisme comme les molécules de pesticides ou de médicaments qui ont traversé le filtre de la muqueuse intestinale. Les xénobiotiques sont ainsi stoppés, dégradés puis éliminés.
Le foie est aussi le plus important régulateur de glycémie dans le sang. En effet il est le seul organe à passer de producteur à stockeur de glucose. C’est en période de jeûne que le foie rejette du glucose dans le sang.
Il synthétise les facteurs de la coagulation et détruit les globules rouges vieillissantes, certains globules blancs et certaines bactéries présentes dans le sang. Ce sont les cellules de Küpffer qui se chargent de ce travail.
Il stocke le cuivre, le fer et la vitamine B 12 : ces substances proviennent soit de l’alimentation, soit de la destruction de vieux globules rouges.
Il produit la bile afin de favoriser l’absorption des graisses et des vitamines liposolubles (A, D, E, K et caroténoïdes) et de transporter les produits toxiques vers les intestins. Ce sont les cellules de Ito qui sont en charge de ce travail.
Il épure les toxines qui proviennent du métabolisme de l’organisme (ammoniaque, bilirubine, etc….), des aliments (polluants présents naturellement ou artificiellement dans les médicaments, des alcools, de l’urée… Le foie dégrade tous ces toxines en dérivés moins actifs voire inactifs, avant de veiller à leur excrétion grâce aux reins. Par exemple, l’ammoniaque produit par la digestion (et toxique pour le système nerveux et le cerveau) est transformé en urée par le foie avant d’être rejeté par les voies urinaires.
La plupart des médicaments sont liposolubles, de ce fait, ils métabolisés par le foie. Chaque année, le paracétamol est responsable de près de 8000 intoxications en France (du à surdosage), avec pour conséquence une majorité d’hépatites toxiques ou de stéatoses. Les symptômes de l’hépatite médicamenteuse sont proches de ceux de l’hépatite virale : perte d’appétit, amaigrissement, nausée, douleurs abdominales centrées sur la région du foie.
Les maladies du foie
Stéatose : c’est une «nouvelle » maladie dont la description remonte aux années 1980. Il s’agit d’une surcharge des cellules du foie en triglycérides, forme de stockage des graisses en surplus, ce qui donne un « foie gras ». Cet excès de graisse dégénère souvent sous l’effet de l’inflammation qu’il génère. Quand on est atteint de cette maladie, on meurt plus souvent d’infarctus du myocarde et d’AVC que de cirrhose ou de cancer du foie. C’est déjà la 3° cause de transplantation hépatique derrière le paracétamol et l’hépatite C chronique. C’est toutefois une pathologie réversible quand elle est diagnostiquée à temps.
Cirrhose : le processus inflammatoire chronique provoque la mort de nombreuses cellules et leur remplacement par un tissu anormal, fibreux et non fonctionnel.
Le cancer du foie : survient le plus souvent chez des personnes atteintes de cirrhose et, dans une moindre mesure, d’hépatite C et B. 7% des patients sont traités par greffe du foie.
L’hémochromatose : 1° maladie génétique en France, cette maladie fait qu’il y a trop de fer dans le sang. A la longue, ce fer se stocke dans les cellules hépatiques, ce qui peut engendrer à long terme, une cirrhose du foie.
La maladie de Wilson : cette maladie génétique est liée à une accumulation de cuivre dans l’organisme et se manifeste par des atteintes du foie et du système nerveux. L’altération d’un gène sur le chromosome 13 conduit le foie à se charger en cuivre, ce qui finit par causer une hépatite susceptible d’évoluer vers une cirrhose ou un cancer. Les premiers symptômes sont souvent confondus avec ceux de la maladie de Parkinson. Le traitement consiste en la prise de chélateur du cuivre.
« Crise de foie » : certaines personnes ont une faiblesse constitutionnelle du foie. C’est une insuffisance modérée du travail hépatique. En général, les personnes ressentent des maux de têtes voire des migraines, de la fatigue, un dégoût de la nourriture avec nausées, des réveils nocturnes vers 3 heures du matin (en médecine chinoise, c’est l’heure de passage de l’énergie du méridien du foie à celui du poumon). Progressivement, cet état devient chronique et finit par entrainer des troubles majeurs.
Quelques conseils pour une crise de foie :
- Eviter les repas gras (mayonnaise, plat en sauce, crème fraiche).
- Consommer des produits riches en Oméga 3 (poissons gras).
- Préférer les aliments alcalinisants (pomme de terre, potiron, carotte, patate douce).
- En médecine chinoise, manger des aliments amers : endives, feuilles de pissenlits, artichaut, soupe d’ortie, etc…
- Prendre les repas à heure régulière.
- Eviter l’alcool sauf un demi-verre de vin rouge.
- Prendre des plantes qui vont désencrasser le foie : pissenlit, artichaut, radis noir, romarin, fumeterre, chardon-marie.
- Prendre de l’huile de cardon Cynara cardunculus), riche en silymarine qui va faciliter l’écoulement de la bile.
- Prendre en parallèle des médicaments un complexe hépato-protecteur de type Desmodium. C’est une légumineuse herbacée utilisée pour diverses affections hépatiques virales. La guérison se manifeste par une baisse rapide des transaminases (après deux à quatre semaines de prise). On peut associer le Desmodium avec du Chardon Marie.
L’hépatite A (picornavirus) : C’est de loin la plus fréquente en Occident puisqu’elle représente à elle-seule 40% des cas enregistrés. A l’âge de 50 ans, plus des ¾ de la population sont spontanément immunisés. Elle est essentiellement due à l’ingestion d’une eau ou d’un aliment contaminé par le virus. La contamination par voie sexuelle ou sanguine est très rare. Dans la majorité des cas, la maladie évolue spontanément vers la résolution complète. Le système immunitaire développe un taux d’anticorps suffisant pour protéger de toutes nouvelles infections par le même virus toute la vie durant.
L’hépatite B (hépadnavirus) : De toute les hépatites virales, c’est potentiellement la plus grave car elle évolue dans un cas sur dix vers la chronicité qui peut dégénérer en cirrhose ou cancer. Elle se transmet par contamination biologique (rapports sexuels, utilisation commune d’ustensiles contaminés, tatouage, piercing ou par une mère infecte le transmettant à son enfant lors de l’accouchement). En Europe, 2% de la population présente l’aspect chronique de la maladie.
L’hépatite C (flavirus) : il s’agit d’une grande famille de virus regroupés sous un même vocable qui se transmet essentiellement par voie sanguine (transfusion à 60%, injection de drogue par voie veineuse, contamination par voie sexuelle). Lorsqu’elle se réveille, l’hépatite C apparait sur des terrains déjà fragilisés (sida, diabète, syndrome métabolique). Elle nécessite souvent une greffe du foie.
L’hépatite E (hepevirus) : elle se transmet de la même façon que l’hépatite A (eau contaminée, aliments infectés). Elle est fréquente dans les pays chauds et particulièrement après la saison des pluies. Bien que maladie peu fréquente, 15% de la population présenterait cependant aujourd’hui des anticorps signant une infection ancienne, certainement due à une consommation de viande de porc insuffisamment cuite.
Recommandations
Massage aux huiles essentielles :
Les H.E. de carotte et de citron sont réputées pour leur propriété régénérante des cellules hépatiques.
Dans 1 flacon teinté (30 gouttes = 1 ml) :
- 15 gouttes d’HE de carotte
- 30 gouttes d’HE de citron
- 30 gouttes d’HE de romarin à verbénone
- 15 gouttes d’HE de céleri
- 15 gouttes d’HE de livèche
Huile végétale :
Aliments alliés pour le foie : ail, pamplemousse, curcuma, radis, épinard, thé vert, choux, citron, noix, avocat.