La question de la rémunération est importante. L’objectif de la création d’entreprise est de pouvoir vivre de son activité, c’est-à-dire se verser à terme une rémunération suffisante pour couvrir ses besoins et aussi contrebalancer les inconvénients du métier (horaires de travail, déplacements…). Nous allons donc voir comment évaluer cette rémunération et comment la percevoir.


Quel niveau de rémunération envisager ?

La première question à se poser est : quelle est la rémunération mensuelle minimum acceptable en rythme de croisière ? On appelle cela le calcul du seuil de rentabilité personnel. C’est la somme qui vous permet chaque mois de couvrir vos dépenses sans « finir dans le rouge ».

Les praticiens qui formalisent leur future entreprise à travers une étude de marché ou un dossier de financement doivent intégrer cette donnée dans leur plan financier prévisionnel.

Ne sous-estimez pas ce niveau de rémunération. Visez au-delà du seuil de rentabilité personnel. Si vous l’atteignez, cela renforcera votre satisfaction et votre motivation à long terme. Si vous ne l’atteignez pas, cette rémunération vous servira d’objectif à atteindre et favorisera également votre motivation !


 

Se rémunérer dans les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu (micro-entreprise, EI, EIRL, EURL).

En micro-entreprise ou autres entreprises soumises à l’impôt sur le revenu (entreprise individuelle notamment), le chef d’entreprise se rémunère sans formalisme, quand il veut et comme il veut, pourvu qu’il y ait une trésorerie suffisante. Cela peut se faire par simple virement du compte entreprise vers le compte personnel. Il n’y a pas de feuille de paie ni de document à établir.

La rémunération réelle n’est même pas déclarée, car elle ne correspond pas à la rémunération officielle. En effet c’est le bénéfice de l’entreprise (résultat net comptable) qui constitue officiellement la rémunération du chef d’entreprise.


Se rémunérer dans les SARL, EURL et EIRL soumises à l’impôt sur les sociétés.

Dans ces types d’entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés, le chef d’entreprise se rémunère sans formalisme, quand il veut et comme il veut, pourvu qu’il y ait une trésorerie suffisante. Mais les sommes qu’il se verse doivent être déclarées aux organismes sociaux et aux impôts car elles constituent la base du calcul des charges sociales et de l’impôt sur le revenu.