CHAPITRE 8 / Faire preuve de professionnalisme

COURS 8.2 / Soigner ses supports de communication

Soigner son image, c’est également diffuser des supports de communication de qualité professionnelle. Un peu plus loin dans la formation, nous aborderons en détail chacun des supports de communication utiles au praticien. Ce que je voudrais mettre en valeur dans ce cours, c’est qu’il est tout à fait possible de « faire bonne impression » sans pour autant se ruiner. 

1 - Ce qu'il ne faut pas faire

Un support de communication se compose de 2 éléments : une composition (la façon dont sont présentées les informations) et un support. Pour ces deux éléments, le praticien peut faire appel à un professionnel, ou pas. Côté composition, des logiciels gratuits permettent de réaliser des « mises en page » :

  • que ce soit sur papier : logiciels Canva, Scribus, Publisher, et autres équivalents gratuits des logiciels du pack Microsoft Office, 
  • ou sur le web, avec des éditeurs de sites comme weebly, wix, jimdo, etc.

Côté support, avec une bonne imprimante couleur et un petit massicot, flyers, dépliants et cartes de visite sont à la portée de tout un chacun.

Il est également possible de lier les deux via des prestataires web comme Vistaprint qui vous proposent des modèles de composition à personnaliser gratuitement et à imprimer pas cher.

Vous devez vous douter que je ne suis pas un grand fan de ces solutions. Il manquera toujours la patte graphique du professionnel et la qualité d’une vraie impression offset en imprimerie. Côté web, les solutions « gratuites » sont alléchantes mais elles « zappent » de nombreux aspects essentiels de la publication sur le web. Nous reviendrons sur ces points en détails quand nous aborderons les outils de communication. Passés les bricolages initiaux, qui a défaut d’être coûteux sont souvent extrêmement chronophages, les praticiens qui perdurent finissent toujours par investir dans des supports qualitatifs et professionnels. 

Vos clients ne sont pas dupes, ils se rendront bien compte que vos supports ne sont pas professionnels. Est-ce l’image que vous souhaitez diffuser ?

Je vais vous montrer maintenant comment disposer de supports de communication professionnels sans pour autant exploser son budget.

3 - Comment faire quand on ne dispose que d'un petit budget ?

Pour ne pas payer trop cher un professionnel, que ce soit un graphiste, un webmaster ou un imprimeur, il y a deux règles à respecter :

  1. limiter le temps de travail du professionnel ;
  2. créer des outils de communication de format standard ;
  3. jouez sur l’effet de volume.

1 – Tout comme vous, un professionnel du graphisme ou du web facture son travail autour de 60 euros de l’heure. Pour réduire la facture finale, il faut réduire le temps de travail. Or, ce qui prend du temps, c’est le travail de création. Si, en venant voir un professionnel, vous avez déjà une idée assez précise de ce que vous souhaitez, avec des exemples concrets pris sur internet, c’est autant de temps de gagné. Ici, je ne vous conseille pas de copier, mais de vous inspirer de ce qui existe. Il y a forcément sur le web des sites dont le graphisme vous inspire, des palettes de couleurs que vous aimez particulièrement, des logos que vous auriez pu vous approprier. Ainsi, le graphiste / webmaster ne partira pas d’une page blanche, il n’aura qu’à s’adapter aux modèles présentés et gagnera du temps. Et, entre nous, si cette façon de travailler ne lui convient pas, allez voir ailleurs. Comme on dit : « il vous prend pour un américain !« .

2 – L’imprimerie travaille sur des papiers de formats et de grammages standardisés. Côté format, ce sont des multiples du A4, cette feuille qui mesure 21 x 29,7 cm. Vous avez sans doute entendu parler du A5 (demi A4), du A3 (double A4), etc. Choisir pour vos documents un format multiple du A4, c’est se garantir un tarif le plus bas possible. Pourquoi : parce que le format que vous aurez choisi n’entraînera aucun gâchis de papier, gâchis que l’imprimeur vous facture. Idem pour le grammage. Il y a des grammages courants en imprimerie, très utilisés donc produits en grand volume, donc pas chers.

Idem pour toutes les finitions proposées : coins arrondis sur une carte de visite, vernis sélectif, découpage personnalisés, etc. Tous ces petits très coûteux plus sont distinctifs, valorisants pour votre image, mais nullement essentiels.

3 – Enfin, vous pouvez bénéficier de tarifs intéressants en jouant sur l’effet de volume. C’est particulièrement vrai en imprimerie. Il n’y a parfois que quelques euros d’écart entre 250 et 500 cartes de visite. Un exemple : un flyer 10×21 cm (un tiers de A4), couleur recto et verso, imprimé sur un papier semi-rigide de 135g (qualitatif par rapport aux flyers promotionnels classiques qui sont imprimés sur du 90 ou du 115g), coûtent :

  • 250 exemplaires : 48 euros ttc
  • 500 exemplaires : 50.40 euros ttc
  • 750 exemplaires : 51.60 euros ttc
  • 1000 exemplaires : 48 euros ttc !!!!

Non, il n’y a pas d’erreur, c’est même moins coûteux d’en imprimer 1000 que 500 ou 750 exemplaires (tarifs présents en septembre 2019 sur le site lesgrandesimprimeries.com)