Je décide de travailler seul

Avantage

Libre ! : C’est une des motivations principales des travailleurs indépendants : être son propre patron, s’organiser comme bon vous semble. Vous êtes libre (de travailler) ! Cette liberté va vous permettre d’appliquer toutes ces qualités que vous estimiez si peu reconnues : esprit d’initiative, sens de l’organisation, discipline personnelle, créativité, etc. C’est le moment de (vous) faire vos preuves !

Inconvénients

Une certaine solitude : quel que soit l’activité, il advient un moment où l’on ressent la nécessité de disposer de repères, de points de comparaison, pour évaluer sa pratique, son activité. Le retour des clients n’y suffit pas.

Seul, déconnecté des autres professionnels, une certaine solitude s’installe, et avec elle une angoisse d’être « à côté de la plaque », en marge, d’avoir raté des évolutions importantes dans son métier. Vous ressentez alors le besoin de nouer des contacts avec des collègues pour parler métier, parler technique, échanger ses expériences, pratiquer avec d’autres professionnels.

Le défi du démarchage commercial : malgré toutes vos qualités – que nous avons évoquées lors du chapitre précédent – il se pourrait que vous ne vous sentiez pas la « fibre commerciale », cette aisance pour aller « se vendre », pour « baratiner » son futur client, forcer les portes, encaisser les inévitables refus.

Rassurez-vous, cette fibre est en fait assez rare chez les praticiens qui – et c’est tout à leur honneur – ont du mal à se mettre en avant et préfère donner plutôt que vendre. Et bien, ce défi du démarchage commercial est d’autant plus difficile que l’on est seul, seul pour assumer son organisation, seul pour se discipliner à le faire, seul pour assumer les refus.

Quelques conseils

S’aménager un espace de travail : accordez-vous un espace de travail pratique et confortable pour gérer dans de bonnes conditions votre activité : ordinateur, mobilier adapté, rangements dédiés, éclairage naturel… L’idée est aussi, quand on travaille chez soi, de bien cloisonner votre vie privée de votre vie professionnelle, tout autant pour se créer une véritable ambiance de travail que pour matérialiser, pour ses proches, vos périodes d’indisponibilité.

Sachez qu’il existe aussi des espaces de bureaux à partager (co-working) permettant de louer pour pas trop cher un coin de bureau dans un local professionnel partagé.

Se fixer des horaires : le risque principal quand on se lance à son compte et de trop profiter de cette nouvelle liberté. Erreur ! Imposez-vous des horaires de travail, c’est primordial, tant pour la concentration que pour rester en phase avec ses clients et ses proches.

Organiser son emploi du temps : dans la même veine, établir un emploi du temps et une liste de tâches à accomplir aident grandement à travailler seul de manière performante : horaires de prospection, relances téléphoniques, comptabilité… Car face à l’ampleur des tâches à accomplir en solo, le risque est d’être vite débordé.

S’accorder des temps de pause : un des risques du travail indépendant est de faire des journées de travail sans interruption, ni pause. Le risque est dans ce cas de s’épuiser, de perdre en efficacité, de se lasser. Prendre une pause déjeuner est alors primordial, comme l’est tout autant de savoir s’accorder quelques minutes de repos au cours de l’après-midi.

Savoir se gratifier : vous n’avez pas de patron pour vous engueuler, mais vous n’avez pas non plus de patron pour vous féliciter (oui, je sais, c’est nettement plus rare !). Lorsque un objectif est atteint, savoir s’en féliciter est primordial. Champagne !

Rester connecté : En d’autres termes, ne pas se couper du monde extérieur. Pour cela, les réseaux sociaux permettent évidemment de tisser du lien professionnel mais la « vraie » vie aide encore plus à rester connecté avec la société. Adhérer par exemple à une fédération, rejoindre une association de praticiens, nouer des liens avec des collègues, permettent ainsi de conserver du lien social, d’échanger, d’apprendre, d’évoluer.


Travailler en collaboration