Les formats d’image
Que vous preniez en charge intégralement votre communication ou que vous en sous-traitiez une partie à un professionnel (webmaster, imprimeur…), il est important que vous acquériez quelques connaissances de base sur les images et leurs formats. Car, à chaque utilisation d’une image correspond un format… Nous allons donc aborder les principales utilisations possibles, mais avant cela quelques notions théoriques….
Un peu de théorie…
Une image se définit essentiellement par son format, sa taille, son poids, son encodage, son mode colorimétrique.
Format : ronde, carré, rectangulaire (en mode portrait ou en mode paysage)… mais une image peut également être détourée, c’est-à-dire que le fond a été supprimé pour ne conserver que le sujet principal. Le choix du format est lié aux choix graphiques de présentation.
Taille :
- exprimée en millimètre ou centimètre pour tout tirage papier,
- exprimée en pixels pour toute publication sur un écran, et donc sur internet.
Une grande image peut être affichée en réduction, mais l’inverse n’est pas vrai. Une image artificiellement agrandie présentent de nombreux défauts et perd son aspect professionnel. La résolution d’impression sur papier étant supérieure à la résolution d’affichage sur un écran numérique, les images utilisées pour vos flyers devront être plus grandes que celles pour votre site internet.


Poids : exprimée en octets (1 Ko = 1000 octets / 1 Mo = 1.000.000 octets / etc.). C’est une donnée peu importante pour toute publication sur papier mais très importante dès lors qu’on publie sur internet, car il convient de mettre en ligne des images les plus légères possibles, afin de ne pas ralentir les temps de chargement des pages, une donnée importante car impactant le bon positionnement de votre site internet dans les résultats de recherche. C’est aussi désagréable de devoir attendre plusieurs secondes pour visionner une image… le risque étant que l’internaute impatient aille plutôt voir ailleurs… Le poids d’une image est lié à sa taille, mais aussi et surtout à son format d’encodage…



Encodage : une image peut être enregistrée en .png, en .jpg, en .tif, en .psd, en .bmp… Il existe une flopée de formats d’encodage, chacun ayant sa fonction, ses avantages et défauts. Le format le plus usité est .jpg (qui peut s’écrire également .jpeg mais c’est le même encodage). C’est un format qui s’adapte aussi bien à l’impression qu’à la diffusion sur internet. Il a l’avantage aussi de proposer (selon le logiciel de retouche d’image utilisé) différentes qualités d’enregistrement (sur une échelle de 1 à 12), et donc de moduler le poids final de l’image, ce qui est très utile pour internet.
Mode colorimétrique : c’est la façon dont les couleurs d’une image sont « décrites », retenez 2 formats principaux, même si de nombreux autres existent :
- le mode RVB, mode colorimétrique principal des images sur écran, et donc sur internet,
- le mode CMJN, mode colorimétrique utilisé par l’imprimerie.
Attention, une image CMJN s’affichera mal sur internet : les couleurs seront plus saturées, plus contrastées, avec des reflets métalliques, notamment.

L’image descriptive sur internet
Prenons le cas pratique suivant : sur votre site internet, vous souhaitez illustrer votre prestation de Réflexologie plantaire, en complément d’un texte de présentation et des tarifs.
Vous allez faire les choix suivants :
- un format carré ou rectangulaire,
- une taille limitée car c’est juste pour illustrer la prestation (environ 250 pixels de côté),
- un format .jpg de qualité moyenne pour réduire le poids de l’image,
- un mode colorimétrique RVB.
Dans ce cas précis, inutile donc d’acheter sur internet (voir le paragraphe consacré ci-dessous) une image de 2000 pixels de côté. C’est important car dans les banques d’images payantes en ligne, le prix est lié à la taille de la photo achetée. Vous pouvez acheté une petite image (2-3 euros par exemple sur le site Fotolia), quitte même à la réduire encore pour en limiter le poids au maximum.
L’image descriptive sur un flyer
Prenons le cas pratique suivant : sur votre flyer, vous souhaitez illustrer votre prestation de Réflexologie plantaire, en complément d’un texte de présentation et des tarifs.
Vous allez faire les choix suivants :
- un format carré ou rectangulaire,
- une taille limitée car la place manque pour tout illustrer sur un flyer (par exemple 40 mm de côté, donc environ 700 pixels),
- un format .jpg de très bonne qualité pour préserver la qualité d’impression de l’image,
- un mode colorimétrique CMJN.
Dans ce cas précis, vous devez acheter une photo plus grande donc plus chère, et vous devez aussi la convertir en mode colorimétrique CMJN à l’aide d’un logiciel de retouche d’images type Adobe Photoshop (payant) ou GIMP (gratuit).
Réaliser ses propres images
Illustrer sa communication en réalisant et diffusant ses propres images est probablement ce qu’il y a de mieux.
D’une part, vos futurs clients vous voient à l’oeuvre, ce qui ne peut que les rassurer sur la réalité de votre savoir-faire et des prestations proposées.
D’autre part, en plus de ce souci d’exactitude, vous témoignez d’un réel souci d’originalité dans votre communication en ne vous « contentant » pas de photos « lambda ».
Tout est donc pour le mieux à condition que la qualité des photos soient au rendez-vous. Car si vos contacts accepteront probablement des photos un peu moins professionnelles parce que personnalisées, ils n’en attendront pas moins des images dont la bonne qualité témoignent de votre professionnalisme.


Voici 3 photos récupérées sur internet. Laquelle vous fait envie (mettez-vous dans la peau d’un patron) ? Personnellement, aucune. Le placement sur la chaise est lisible, le positionnement du praticien aussi. C’est cadré trop serré mais c’est assez descriptif (sauf celle du milieu). On constate aussi que les praticiens ont cherché à réaliser des photos relativement neutres : tenue sobre, mur de couleur unie, sans décoration, sol carrelé, l’ensemble pouvant évoquer une intervention en entreprise. Cependant, la lumière n’est pas belle (photo sombre, ombre projetée sur le mur…), on devine que le contexte n’est pas pro (dans un coin de la cuisine ou du salon), le bien-être procuré n’est pas non plus perceptible, ni pour le massé (difficilement perceptible avec la tête dans la chaise), ni pour le masseur.
Faire appel à un photographe
Si un reportage photo peut être compliqué à organiser et coûteux à réaliser, n’hésitez pas à faire appel à un photographe professionnel pour réaliser de vous un très beau portrait (environ 100 euros). C’est important pour votre petite entreprise de vous montrer sous votre meilleur jour !
Au cas où, faites le tour de vos connaissances. Un de vos amis connait peut être un jeune photographe qui cherche des sujets originaux pour étoffer son book, enrichir son expérience. Peut être même pourriez-vous troquer massages contre clichés ?
Récupérer / acheter des images sur internet
Je ne peux que vous déconseiller d’aller prendre des photos sans autorisation sur internet. D’une part parce que c’est du vol (et le vol, c’est mal), d’autres part parce que ça ne peut que vous attirez des ennuis. Les photographes sont très « à cheval » sur l’utilisation faite de leurs images. Normal, c’est leur gagne-pain. Aujourd’hui, grâce à Google images (le moteur de recherche par l’image de Google), il est très facile pour un photographe de savoir qui utilise ses images sur internet, et donc de débusquer les voleurs.
Pour rester dans la légalité, je vous conseille de faire appel à une banque d’images, certaines sont gratuites, d’autres sont payantes.
Les licences Creatives Commons (CC) qui permettent une utilisation commerciale
CC-BY : Le titulaire des droits autorise toute exploitation de l’œuvre, y compris à des fins commerciales, ainsi que la création d’œuvres dérivées, dont la distribution est également autorisée sans restriction, à condition de l’attribuer à son auteur de la manière souhaitée. Cette licence est recommandée pour la diffusion et l’utilisation maximale des œuvres.
CC-BY-ND : Le titulaire des droits autorise toute utilisation de l’œuvre originale (y compris à des fins commerciales), mais n’autorise pas la création d’œuvres dérivées.
CC-BY-SA : Le titulaire des droits autorise toute utilisation de l’œuvre originale (y compris à des fins commerciales) ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’elles soient distribuées sous une licence identique à celle qui protège l’œuvre originale. Cette licence est souvent comparée aux licences « copyleft » des logiciels libres. C’est la licence utilisée notamment par Wikipedia.
En savoir plus : Creatives Commons France
Trois grandes banques d’images gratuites
Toutes les banques d’images gratuites que nous listons ci-dessous sont sous la licence Creative Commons « CC-BY », donc vous êtes libre de faire ce que vous voulez à condition de ne pas omettre l’auteur de la photo.
Le meilleur site (en français) pour la qualité et la diversité des photos proposées (photos, noir et blanc, dessins…). Site très agréable avec près de 400 000 photos qualitatives, toutes gratuites, librement utilisables pour illustrer un site web ou même un flyer. En partenariat avec istockphoto (célèbre banque d’images payantes), le moteur de recherche vous propose également des photos payantes.
Flickr est le plus gros site internet d’échanges de photos amateurs… mais ne vous fiez pas aux apparences. Vous trouverez de très belles réalisations dignes de professionnels. Justement, petite astuce pour vos recherches. En saisissant le modèle des appareils photo hauts de gamme (comme par exemple Eos 7D), vous tomberez sur des résultats très qualitatifs. Attention, toutes les images ne sont pas libres de droits. Pour comprendre les droits d’images des photos sur Flick, vous pouvez aller voir les détails sur ce lien : http://www.flickr.com/creativecommons/ En résumé, prenez les photos sous licence “Paternité”, vous pourrez alors copier, redistribuer, afficher et communiquer la photo. Si vous souhaitez la modifier, vous devrez alors citer le nom de l’auteur.
Everystockphoto est une banque d’image qui agrège près de 10 banques d’images libres de droits. Vous pourrez donc tomber sur des images que vous avez déjà vues. Parfois les résultats sont peu pertinents puisque le moteur de recherche fait des recherches relativement larges par rapport à votre requête. Néanmoins, compte tenu de sa taille, cette banque d’image doit pouvoir répondre à tous les besoins. Fonctionnalité intéressante : vous pouvez choisir le format de l’image recherché et sa taille en cliquant sur Advanced search.
Trois grandes banques d’images payantes
Cette banque d’images payantes, très connue notamment en France, propose dans sa base près de 16 000 000 de photos… Rien que ça. Fotolia propose différentes gammes de photos : de la collection « standard » (essentiellement des photos réalisées par des indépendants) et la collection « infinite » (la crème de la crème des agences photo). Vous pouvez payer soit par crédit (1.30€/crédit) pour les acheteurs occasionnels, soit par abonnement pour les acheteurs réguliers. Pour un usage classique, les prix vont de quelques euros à quelques dizaines d’euros.
Stocksy est une banque d’images payantes présentant de belles images vraiment uniques qui permettent d’avoir un site différent. Les prix sont plus élevés que sur Fotolia mais restent raisonnables par rapport au tarif de la prestation d’un photographe.
Getty images est le leader mondial. Les photos sont généralement très créatives et qualitatives par rapport à ce que l’on trouve sur d’autres sites internet. Les prix sont du coup relativement haut entre 20€ et 150€.
Autres grandes banques d’images payantes : Fotosearch, Shutterstock, Istockphoto…
Modifier ses images
Logiciel
Sur les ordinateurs, des petits logiciels gratuits pré-installés (par exemple, sur PC : Paint) permettent des taches simples tel que recadrer ou réduire une image.
Pour aller plus loin, le logiciel de référence pour la retouche d’image est Adobe Photoshop, mais c’est un logiciel payant et qui nécessite un temps certain de prise en main.
Une alternative à Photoshop existe : GIMP. C’est un logiciel gratuit de retouche d’image, assez simple à utiliser mais très puissant.
- Vous pouvez le télécharger à cette adresse : https://gimp.fr.uptodown.com/
- Vous trouverez un mode d’emploi à cette adresse : https://docs.gimp.org/2.6/fr/index.html
Solutions en ligne
La meilleure alternative gratuite à Photoshop est très probablement Pixlr Editor. Tout ressemble au logiciel de retouche d’Adobe, sauf que Pixlr Editor est gratuit et online. Pour ceux qui connaissent un petit peu Photoshop, vous retrouverez tous les mêmes outils (le lasso, la baguette magique, la pipette…). Le petit bémol c’est qu’il convient un petit peu moins aux débutants qui n’auraient jamais fait de retouches Photoshop avant…
Fotor est probablement le logiciel de retouches le plus populaire qui existe. Fotor met à disposition ses retouches de base en version gratuite. Que ce soit sur des retouches de couleurs, des aspects d’un visage et l’application de filtres. Vous pouvez aussi faire des collages, des montages, écrire du texte sur votre photo ou y ajouter des stickers.