Définition
Jambes lourdes, varices, hémorroïdes, refroidissement des extrémités des membres, sensation de fourmillements, toutes ces manifestations sont rassemblées sous le vocable « d’insuffisance veineuse ». Mais s’ils paraissent bénins, elles peuvent déboucher sur des problèmes beaucoup plus graves comme des phlébites ou des ulcères variqueux.
Ces pathologies de plus en plus répandues, qui freinent la circulation de retour, sont dues à plusieurs causes :
- Les bouleversements hormonaux
- La grossesse
- La surcharge pondérale
- Le vieillissement
- L’hérédité
- La sédentarité
- Les expositions à la chaleur
- Le port de vêtements trop serrés
- Les voyages prolongés en voiture ou en avion
Les veines ont pour fonction d’acheminer le sang vers le cœur à partir de la périphérie du corps. Pour y parvenir, elles sont pourvues d’une multitude de valvules qui s’ouvrent dans une seule direction, obligeant le sang alors pauvre en oxygène, à circuler vers le cœur.
Lorsque les parois des veines perdent leur élasticité, les veines vont se dilater, ce qui provoque la stagnation du sang. Elles vont alors devenir perméables et laisser passer du liquide dans les tissus avoisinant. D’où la sensation de jambes enflées.
D’autre part, un manque de tonus musculaire dans les jambes peut entraver la libre circulation du sang. Les muscles n’assurent plus leur rôle de « presses » sur les veines en créant un effet de pompe qui aide le sang à remonter vers le cœur.
Le système cardio-vasculaire
On ne peut parler de veines ou d’artères sans parler du système cardio-vasculaire. La circulation sanguine assure le transport de l’oxygène et des substances indispensables au fonctionnement des tissus mais aussi entraine l’élimination des déchets du métabolisme.
Chaque cellule de l’organisme puise dans le sang l’oxygène et les éléments nutritifs dont elle a besoin pour fonctionner. Elle y rejette aussi des déchets comme des mitochondries (cellule qui fournit de l’énergie au muscle –ATP) ou des lysosomes (structure membraneuse qui sert à la digestion dans les cellules).
Le sang arrivant aux tissus est oxygéné, donc de couleur rouge rutilant. Le sang revenant des cellules est appauvri en oxygène, souillé par les déchets du métabolisme, donc est de couleur bleu foncé.
Il existe deux circulations sanguines :
La grande circulation
Elle irrigue tout l’organisme, toutes les cellules. Elle véhicule l’oxygène, les aliments et les déchets métaboliques.
Le sang artériel, riche en oxygène et provenant des poumons, traverse les cavités gauche du cœur : arrivant par l’oreillette, il passe ensuite dans le ventricule par la valvule tricuspide gauche. De là, il est propulsé à l’intérieur de l’aorte et des branches et envoyé en direction des différents organes.
Après avoir traversé les organes, le sang s’est appauvri en oxygène et il s’est chargé de déchets, devenant ainsi le sang veineux. Ce sang est alors rouge foncé, ramené au cœur par deux gros troncs, les veines caves. La veine cave inférieure collecte le sang veineux depuis la partie inférieure du corps alors que la veine cave supérieure collecte le sang veine depuis la partie située au dessus du diaphragme. Ces deux veines arrivent dans l’oreillette droite du cœur. Enfin, le sang passe de l’oreillette droite vers le ventricule droit grâce à des valvules.
Dans ce système de grande circulation, il existe deux systèmes particuliers qui sont le système rénal et le système hépato-digestif qui sont en fait des systèmes d’épuration où l’on trouve des veines et des artères importantes, notamment la veine porte qui va des organes digestifs au foie.
La petite circulation
C’est le circuit d’oxygénation du sang. Le sang veineux ressort du cœur droit par l’artère pulmonaire qui se divise en deux branches dont chacune va vers un poumon. Elles conduisent ce sang souillé vers les alvéoles pulmonaires qui va lui permettre de reprendre de l’oxygène et de se débarrasser des déchets gazeux.
Il en ressort en rouge rutilant, acheminé vers l’oreillette gauche par les veines pulmonaires.

Le réseau veineux
Il est constitué d’environ 300 km de veines. La mission des veines est de ramener le sang vicié vers le cœur et les poumons, après son passage dans les cellules. La paroi des veines est relativement mince et renferme surtout des fibres musculaires ainsi que des valvules (sorte de replis qui permettent au sang de remonter les parois veineuses).
Dans leurs parois, les veines possèdent des récepteurs hormonaux, d’où leur grande sensibilité survenant lors de la puberté, de la grossesse ou de la ménopause.
L’altération des membranes des veines provoquent la coagulation du sang, ce qui signifie une thrombose par arrêt de la circulation. Si ce caillot circule dans un vaisseau du poumon, il peut provoquer une embolie pulmonaire.
Ce sang qui stagne peut refluer vers le bas de la jambe, provoquant une congestion, un gonflement des chevilles. Ces tissus mal drainés peuvent s’indurer et s’ils sont écorchés, ils se transformeront en ulcère variqueux.
Le réseau artériel
Le sang artériel va assurer le transport de l’oxygène jusqu’aux cellules de nos différents tissus puis, libérant son oxygène à ce niveau et récupérant le gaz carbonique et les déchets des cellules, il devient le sang veineux qui retournera aux poumons.
Le réseau capillaire
Il est situé entre le réseau artériel et le réseau veineux. Il permet les échanges entre le sang et les cellules puis entre le sang et l’air, au niveau des alvéoles pulmonaires. Les capillaires sont très fins (1/100° de millimètre) et ils communiquent entre eux. Ils laissent filtrer une partie du liquide sanguin (plasma et globules blancs).
Le plasma est un liquide jaunâtre, formé d’eau à 90% et de substances sécrétée par les glandes endocrines (les anticorps).
On évalue à environ 1 milliard le nombre de capillaires.
Le réseau lymphatique
La circulation lymphatique n’est pas une circulation de sang mais de lymphe, qui parcourt l’organisme, des extrémités vers le cœur, dans des vaisseaux et des ganglions lymphatiques.
La lymphe est ce liquide jaunâtre et transparent qui s’écoule des plaies, c’est aussi la lymphe qui se stocke dans les ganglions lorsqu’on est malade. Elle intervient en effet dans la défense contre les bactéries, virus et autres corps étrangers toxiques. Mais la lymphe participe aussi au transport des hormones et au drainage de l’eau dans les tissus. C’est elle qui assure l’évacuation des déchets cellulaires (graisses, toxines, protéines).
Contrairement au sang qui circule à l’aide des battements du cœur qui sert de pompe, la circulation lymphatique n’a pas de pompe pour faciliter sa circulation. Ce sont donc seulement les mouvements du corps, les contractions musculaires et des parois des vaisseaux qui font circuler la lymphe. La sédentarité et la compression des vaisseaux favorisent donc l’encombrement de la lymphe, sa stagnation dans les tissus et par voie de conséquence son échec à drainer l’eau souillée hors de l’organisme.
Contrairement au sang qui circule à l’aide des battements du cœur qui sert de pompe, la circulation lymphatique n’a pas de pompe pour faciliter sa circulation. Ce sont donc seulement les mouvements du corps, les contractions musculaires et des parois des vaisseaux qui font circuler la lymphe. La sédentarité et la compression des vaisseaux favorisent donc l’encombrement de la lymphe, sa stagnation dans les tissus et par voie de conséquence son échec à drainer l’eau souillée hors de l’organisme.
Le sang
D’une densité légèrement supérieure à celle de l’eau (1050g/l), il est visqueux, faiblement alcalin (pH : 7,40), de saveur salée.
Sa couleur varie selon son degré d’oxygénation. Un adulte de 70 kg possède environ 5 litres de sang, soit 1/14° de son poids.
Le sang est constitué de globules rouges, de globules blancs, de plasma ainsi que de plaquettes, qui joue un rôle dans la coagulation et l’arrêt des hémorragies.
Le rôle du sang est de se charger en oxygène au niveau des poumons, en substances alimentaires au niveau du tube digestif et du foie.
Il va ensuite acheminer l’oxygène et les aliments aux cellules, où il récupérera les déchets. Enfin, il va se décharger de ces déchets, principalement à la hauteur des poumons, des reins, de l’appareil digestif et de la peau.
Seulement 55% du sang est véritablement liquide. Cette partie du sang qu’on appelle «plasma sanguin » est constitué d’eau et de nombreuses substances dissoutes : nutriments, enzymes, hormones, déchets (urée, acide urique, créatinine), albumine, anticorps et diverses protéines.
Au sein de ce plasma naviguent des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes, tous fabriqués par la moelle osseuse.
Chaque seconde, deux millions de globules rouges meurent et sont remplacés grâce à l’EPO, une hormone libérée par les reins.
