Votre médecin vous a-t-il déjà parlé de vos émotions et de leur rôle sur votre bien-être ? En dehors d’un diagnostic de dépression, et peut-être d’épuisement chronique, il me semble que c’est assez rare. N’hésitez pas à témoigner du contraire le cas échéant, vos retours m’intéressent. Or, nous sommes des individus, ce qui signifie que nous sommes indivisés, nous ne pouvons pas être « coupés en tranches » : l’intellectualité d’un côté, les émotions d’un autre et le corps encore ailleurs. Autrement dit, tout est lié à tout (et vice-versa ! ;-). Explorons donc les liens entre nos ressentis et émotions, d’une part, et notre bien-être, d’autre part, au sens le plus large.

1 - La vibration de la cellule

A. TOUT EST VIBRATION

La physique quantique a prouvé que tout était ondes ou vibrations. La matière, y compris les cellules de notre corps, est de la vibration densifiée ; de nombreuses pratiques de santé ont pour objectif, en fait, d’entretenir la vibration cellulaire, comme le magnétisme par exemple. Je vous renvoie pour cela aux travaux des physiciens quantiques.

Dans des civilisations anciennes, notamment amérindiennes, certains malades étaient enterrés (en laissant dépasser la tête) à certains endroits précis pour profiter des vertus magnétiques de la Terre.

Plus près de nous, le Professeur Yves Rocard (1903 – 1992, père de Michel Rocard), mathématicien et physicien français, s’est intéressé au magnétisme, et plus particulièrement à la radiesthésie. Selon ses travaux, l’Homme possède des points magnétiquement sensibles dans de nombreuses parties de son corps. Il s’agit de cristaux de magnétite (Fe3 O4) se comportant tels des capteurs magnéto-sensibles.

B. VIBRATION CELLULAIRE ET BIEN-ETRE

Selon Georges Lakhovsky (1870 – 1942), la vie est conditionnée par les oscillations des cellules, et les radiations motrices ainsi produites. La principale source des radiations motrices est composée des aliments crus, qui émettent des ondes ultra courtes adaptées à nos cellules. La maladie peut être définie comme une floculation, c’est-à-dire une chute d’oscillations cellulaires.

Auguste Lumière (1862 – 1954) défend une conception voisine : chaque cellule contient des micelles en suspension et à distance normale les unes des autres dans un nuage électromagnétique. Les aliments vibratoires maintiennent l’état colloïdal, donc la santé (équilibre bio-électronique). Au contraire, la floculation qui rapproche les micelles les unes des autres est signe de vieillesse et de maladie.

C. QUELQUES EFFETS HORMONAUX DES ÉMOTIONS

Compte tenu de ces éléments, il n’est pas étonnant que les émotions, qui sont également des vibrations, aient un effet sur l’organisme. Notamment, on sait que les émotions ont un effet sur les sécrétions hormonales, qui régissent la majorité des métabolismes fondamentaux de l’organisme.

On peut citer quelques exemples répandus, sachant qu’il serait quasi-impossible de les citer tous :

– effets du stress sur la prise de poids (cf. Les kilos émotionnels de Stéphane Clerget). On sait que le stress augmente la sécrétion de cortisol, une hormone qui freine la digestion, mais aussi augmente la sécrétion de ghréline (1) par l’estomac et le pancréas ; or, cette hormone stimule l’appétit. Voici un premier élément d’explication sur le lien entre stress et prise de poids ;

– la peur est associée notamment à la sécrétion d’adrénaline et de noradrénaline, sécrétées par les glandes surrénales. Les conséquences sur l’organisme visent à le préparer à l’action (lutte ou fuite), ce qui entraîne une augmentation de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle et une dilatation des vaisseaux sanguins. On note aussi une dilatation des bronches et un ralentissement de la digestion. Assez logiquement, on retrouve des effets proches de ceux du stress, qui est une sorte de peur ;

– la joie est associée à la libération de la dopamine (hormone du plaisir), de la sérotonine (hormone de la bonne humeur), de l’adrénaline (hormone de l’excitation) et de l’ocytocine (hormone du lien social et affectif). Ces hormones concourent à un bon fonctionnement du corps. L’adrénaline doit toutefois rester mesurée, car en excès, elle a des effets proches de ceux du cortisol ;

– la tristesse est notamment associée à la sécrétion de cortisol, et donc à tous les effets (déjà évoqués) qui vont avec, et à une diminution de la sécrétion de sérotonine, ce qui augmente le risque de dépression et d’obsessions compulsives (2) ;

– la colère est associée notamment à la sécrétion d’adrénaline. Lorsque nous nous énervons, les pulsations cardiaques, la tension artérielle et la production de testostérone augmentent (rappel : les femmes aussi en sécrètent), le taux de cortisol diminue et l’hémisphère gauche du cerveau est plus stimulé. Ceci a été démontré par une étude dirigée par des scientifiques de l’Université de Valence (3).

Ghislain Devroede a quant à lui écrit en 2002 “Ce que les maux de ventre disent de notre passé”. Pour lui, l’abdomen représente le centre d’archives de notre vie émotionnelle. Les maux de ventre sont des représentations d’émotions refoulées.
Et ce ne sont que quelques exemples des effets des émotions sur notre corps physique, et notre santé en général.

2 – Comment prendre soin de ses émotions dans un monde de brutes

Même en connaissant ces réalités physiologiques, il peut être difficile de réguler ses émotions dans une société axée sur la performance et les résultats, sur l’avoir et non sur l’être. Mais heureusement, il existe des pratiques aidantes.

A. LE JEÛNE INTERMITTENT OU ALIMENTATION INTERMITTENTE

Qui a testé le jeûne (intermittent ou non) a généralement expérimenté le calme intérieur profond qui s’installe assez vite (mais de façon variable selon les personnes).

Je ne vois pas l’intérêt d’essayer de vous convaincre. Seule l’expérimentation personnelle peut le faire ! 😉

B. LE YOGA, LE SPORT

L’activité physique, en aidant à faire circuler plus vite les humeurs (notamment sang et lymphe), active la détoxination et contribue à diminuer l’inflammation et le stress oxydatif dans le corps. De plus, elle permet d’évacuer des tensions, et contribue ainsi à la régulation émotionnelle.

C. LA MEDITATION, LA RELAXATION, LA SOPHROLOGIE, LES MASSAGES, ETC 

De nombreuses pratiques visant à détendre et concentrer le corps et l’esprit peuvent contribuer à un meilleur équilibre émotionnel. Les massages permettent de relâcher les tensions et rééquilibrer les deux systèmes nerveux, en favorisant l’activation du système nerveux parasympathique (lié au repos). La méditation de pleine conscience est particulièrement intéressante car en nous plaçant en position d’observateur de notre « théâtre intérieur », elle nous aide à prendre conscience que nous ne sommes pas nos émotions.

A chacun de choisir ce qui l’attire selon ses possibilités, son mode de vie, etc.

D. LES LIENS AFFECTIFS JOYEUX AVEC NOTRE ENTOURAGE

Dois-je expliquer ce point ? 😉

En conclusion

Les émotions sont des balises : elles nous indiquent que tout va bien (joie) ou qu’au contraire, un ou plusieurs éléments de notre mode de vie et de relation avec le monde doi(ven)t être modifié(s). La peur, la colère et la tristesse en sont des indicateurs fiables.

Dans ce monde complexe, il peut arriver à tout le monde d’oublier que nous ne sommes pas nos émotions : elles nous traversent, nous demeurons. Adopter aussi souvent que possible une posture d’observateur nous permet de ne plus en être dupes, et de faire un pas de côté par rapport à la situation.

Enfin, une hygiène de vie adaptée favorise la régulation émotionnelle. Au cas où cela ne suffit pas, d’autres pistes peuvent être explorées, comme, par exemple, le recours à un thérapeute ou / et une formation en communication non violente.

Références

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